Ce dimanche à 17h15, le LOSC se déplace à Toulouse dans
le cadre de la 29e journée de Ligue 1. Partez à la découverte de
notre zoom sur les Occitans.

Les Dogues ont pris leur revanche. En battant les Lensois samedi
(3-0), les hommes de Bruno Genesio ont retrouvé leur souveraineté
régionale tout en se relançant dans la course à la Ligue des
Champions. Désormais 3es, les Lillois ont le Toulouse FC, leur
prochain adversaire, en ligne de mire. Zoom sur les Violets en
compagnie de Fetra, supporter toulousain et gérant de la page
Mon P’tit
Tef
.

Tout savoir sur le Toulouse FC

Dixièmes lors du dernier exercice, les Toulousains ont assuré
l’essentiel en validant leur maintien. Acquise dès la 32e journée
de Ligue 1, cette performance a permis aux hommes de Carles
Martinez Novell de se projeter rapidement vers la saison
2025-2026.

L’été a toutefois été marqué par plusieurs départs notables.
Côté expérience, Vincent Sierro (Al-Shabab), Zakaria Aboukhlal
(Torino) et Shavy Babicka (Étoile Rouge) ont quitté le club, tout
comme le prometteur Jaydee Canvot, parti à Crystal Palace. En
parallèle, le TFC a mené un mercato cohérent avec le contexte
économique du football français, enregistrant cinq arrivées pour un
total d’environ 11,05 millions d’euros. À l’issue de ce marché
estival, les Violets affichent une balance largement positive,
estimée à 31,85 millions d’euros.

La préparation estivale s’est révélée délicate, avec trois
défaites et deux nuls, dont une lourde correction infligée par le
RB Leipzig (7-0). Malgré cela, les Toulousains ont bien lancé leur
saison avec deux succès consécutifs face à Nice (0-1) et Brest
(2-0), avant de connaître un passage plus compliqué ponctué par
trois revers face au PSG (3-6), au LOSC (2-1) et à Auxerre (1-0).
Après dix journées, ils occupaient la neuvième place avec 14
points.

Globalement réguliers depuis le début de saison, les hommes de
Carles Martinez Novell ont néanmoins marqué le pas en février, avec
une série de six matchs sans victoire (deux nuls, quatre défaites).
Ils ont su réagir en mars en s’imposant face à Metz (3-4) puis
Lorient (1-0), avant de rechuter le week-end dernier contre le
Paris Saint-Germain (3-1).

Durant cette période, les Toulousains ont éliminé l’Olympique de
Marseille en Coupe de France sur la pelouse du Stade Vélodrome (2-2
puis 3-4 t.a.b). Qualifiés en demi-finales, ils défieront le RC
Lens, récemment giflé par le LOSC (3-0), sur la pelouse du Stade
Félix Bollaert Delelis.

À la tête de l’équipe depuis le 1er juillet 2023, Carles
Martinez Novell continue de façonner cet effectif. En 114 matchs
dirigés, le technicien espagnol présente un bilan de 42 victoires,
29 nuls et 43 défaites, soit une moyenne de 1,36 point par
rencontre.

Irrégularité en Occitanie

La dynamique reste contrastée du côté toulousain, entre signaux
encourageants et limites persistantes dans le jeu. Malgré la
récente défaite sur la pelouse du Paris Saint-Germain, Fetra
retient du positif. « On sort d’une défaite 3-1 au Parc
des Princes face au PSG mais on n’a franchement pas été
ridicule »
, confie-t-il tout en soulignant l’état
d’esprit affiché par son équipe face à un adversaire de très haut
niveau.

« On a eu une période très
compliquée en février »

Le principal point noir reste toutefois la difficulté à
construire et à se montrer dangereux sur la durée. « On a
des difficultés à créer du jeu même si on peut proposer par moments
des séquences intéressantes »
, analyse-t-il, évoquant une
irrégularité dans les performances offensives. Une tendance qui
s’inscrit dans un contexte plus large, marqué par un passage à vide
au cœur de l’hiver : « On a eu une période très compliquée
en février mais on a sorti un peu la tête de l’eau. »

Cette embellie relative s’explique notamment par des résultats
récents positifs, à défaut d’être spectaculaires. « La
qualification face à l’OM en quarts de finale de Coupe de France et
ces deux victoires contre Metz et Lorient nous ont fait du
bien »,
explique Fetra, malgré tout lucide sur la
manière. « C’était loin d’être flamboyant mais ces
victoires ont été utiles pour la confiance des
joueurs. »

Sans s’enflammer, le supporter toulousain veut croire à une
progression graduelle. « On n’est pas dans la forme de
notre vie mais on monte petit à petit »,
estime-t-il,
avant de rappeler l’objectif principal à court terme : la Coupe de
France « Et l’objectif reste surtout de performer le 21
avril contre vos voisins ! »

Des points forts et des lacunes

Sur le plan offensif, Fetra pointe un manque criant d’efficacité
et de créativité dans le jeu. « À moins d’un exploit
individuel ou d’un coup de pied arrêté, j’ai l’impression qu’on
peut jouer longtemps sans marquer. »
Un axe de
progression clair se dégage pour cette fin de saison. « Si
on veut faire bonne figure, notamment en Coupe de France, il faudra
améliorer notre finition et notre capacité à se créer des actions
dangereuses dans le jeu. »

« On a fait de belles
erreurs contre le PSG ou Metz »

Derrière, le constat est plus nuancé. Longtemps considérée comme
un point fort, la solidité défensive a récemment montré des signes
de fébrilité. « J’aurais bien dit la défense, mais on a
fait de belles erreurs contre le PSG et Metz »
,
reconnaît-il, en espérant un retour important pour stabiliser
l’arrière-garde. « J’espère qu’on aura le retour de
Charlie Cresswell, absent depuis quatre matchs. »

Dans ce contexte, c’est finalement l’intensité sans ballon qui
ressort comme la principale arme du TFC. « Notre pressing
et nos récupérations hautes sont nos points forts »
,
affirme Fetra, conscient que ces phases peuvent rapidement faire
basculer un match. « Si Lille tergiverse à la relance, un
danger peut se présenter »
, prévient-il, tout en
reconnaissant la qualité technique adverse. « Même si des
joueurs comme Bouaddi, Bentaleb ou André ont les qualités pour s’en
sortir… on sait qu’il suffit d’une seule erreur. »

« Yann Gboho peut avoir cet éclair de
génie »

Yann Gboho, le feu follet des Violets

Côté toulousain, le regard se tourne naturellement vers un
joueur capable de faire basculer la rencontre à lui seul. Sans
surprise, Fetra mise sur son virtuose. « Je ne vais pas
être original, je dirais Yann Gboho ».

Apprécié pour sa créativité et sa capacité à éliminer, Gboho
incarne justement ce facteur X qui manque parfois dans le jeu
collectif du TFC. « Il peut avoir cet éclair de génie, ce
dribble ou cette passe qui va amener un but »,
souligne
le supporter, qui voit en lui l’un des principaux dangers pour la
défense lilloise.



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